Entreprise à reprendre

Prix de cession d'un restaurant à Paris

À Paris, la moitié des restaurants se sont vendues entre 118 000 € et 380 000 € sur les 24 derniers mois, pour un prix médian de l'ordre de 222 000 €, d'après 1148 ventes publiées au BODACC.

La moitié des 1124 ventes signées à Paris

118 000 € à 380 000 €

Prix médian : 222 000 €

1148 ventes de restaurants ont été publiées au BODACC à Paris entre octobre 2024 et octobre 2026. Ce ne sont pas des estimations : ce sont des ventes signées, hors stock dans la majorité des cas.

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Où se situe votre restaurant à Paris ?

À Paris, le prix médian est environ 85 % plus élevé que celui de la France entière (120 000 €).

La barre montre où se situe la moitié des ventes ; le point, le prix médian.
  • Paris1 124 ventes
    118 000 €222 000 €380 000 €
  • France entière11 501 ventes
    60 000 €120 000 €250 000 €

Vous vendez

  • Affaire rentable, bail long, matériel entretenu : la zone de prix à viser se situe plutôt entre 222 000 € et 380 000 €.
  • Au-dessus de 380 000 €, seul un quart des restaurants s'est vendu : il faut des comptes et un emplacement qui le justifient.

Vous reprenez

  • Une offre affichée nettement au-dessus de 380 000 € se négocie : demandez ce qui justifie l'écart.
  • Sous 118 000 €, un quart des ventes : souvent un bail court, des travaux ou une activité à relancer. Vérifiez pourquoi avant de vous réjouir.
Voir le tableau détaillé
ZoneVentes avec prixLa moitié des ventes entrePrix médian
Paris1 124118 000 € et 380 000 €222 000 €
France entière11 50160 000 € et 250 000 €120 000 €

Ordres de grandeur indicatifs, calculés sur des ventes passées. Le prix d'une affaire donnée peut sortir de ces fourchettes.

Combien de restaurants changent de main à Paris ?

Environ une vente tous les 1 jours, un rythme stable sur un an.

Un marché régulier : un dossier bien préparé fait la différence, d'un côté comme de l'autre.

Ventes publiées à Paris, par trimestre
2024 T4 : 119 cessions2025 T1 : 151 cessions2025 T2 : 130 cessions2025 T3 : 160 cessions2025 T4 : 143 cessions2026 T1 : 134 cessions2026 T2 : 150 cessions2026 T3 : 138 cessions
1192024 T41512025 T11302025 T21602025 T31432025 T41342026 T11502026 T21382026 T3

Une vente est publiée au BODACC quelques semaines après la signature. Le trimestre en cours n'est pas affiché.

Sommaire
  1. En bref
  2. Ce que disent les ventes publiées à Paris
  3. Comment se fixe le prix d'un restaurant
  4. L'emplacement parisien, quartier par quartier
  5. Les contraintes parisiennes qui pèsent sur la négociation
  6. Frais et fiscalité
  7. Le calendrier d'une cession
  8. Les documents à réunir

En bref

Le prix de cession d'un restaurant à Paris se lit dans les actes, pas dans les annonces. Sur 24 mois, 1148 ventes de restaurants ont été publiées à Paris : la moitié entre 118 000 € et 380 000 €, médiane à 222 000 €. Deux affaires du même arrondissement peuvent afficher le même chiffre d'affaires et partir à des prix très éloignés, selon le bail, la terrasse et les autorisations.

  • France entière : la moitié des ventes entre 60 000 € et 250 000 €.
  • Vendeur : un prix posé sans comparables laisse la place aux offres basses.
  • Repreneur : un prix publié est un point de départ de négociation, pas une valeur certifiée.

Ce que disent les ventes publiées à Paris

Les annonces affichent une espérance. Le BODACC publie des signatures. Nous avons relevé les cessions de fonds de restauration enregistrées à Paris sur 24 mois : 1148 d'entre elles ont été publiées.

La moitié se situe entre 118 000 € et 380 000 €. La médiane à 222 000 € coupe l'échantillon en deux : autant de restaurants partis au-dessus, autant en dessous. La comparaison parlante se fait avec la France entière, où la moitié des ventes se situe entre 60 000 € et 250 000 €.

Pourquoi l'écart avec la province tient dans le temps

Trois raisons. Le flux piéton : un pas-de-porte sur une rue passante ne se recrée pas ailleurs. La demande : bureaux, touristes et habitants se relaient dans la même journée. L'offre : les locaux autorisés en restauration sont rares, et une boutique sans extraction utilisable ne remplace pas un restaurant. À Paris, le repreneur paie aussi un accès.

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Comment se fixe le prix d'un restaurant

Trois méthodes, souvent combinées. Aucune ne sort un chiffre définitif.

Le pourcentage du chiffre d'affaires

On applique un pourcentage au chiffre d'affaires annuel hors taxes. La hauteur varie selon le type d'établissement, l'emplacement et la marge réelle. Une brasserie, un gastro et un comptoir de quartier ne suivent pas la même règle. Le chiffre d'affaires déclaré doit être justifié par les comptes, sinon il ne pèse rien dans la discussion.

Le multiple d'excédent brut d'exploitation

Le repreneur achète une capacité à rembourser l'emprunt et à se verser un revenu. On applique donc un multiple à l'EBE, plus ou moins élevé selon la régularité du résultat, la dépendance au chef, l'état du matériel et la durée restante du bail. Un résultat qui tourne sans le dirigeant vaut plus qu'un résultat qui tient à ses mains.

Le droit au bail et les éléments incorporels

À Paris, le droit au bail pèse parfois autant que le fonds. Le prix se décompose alors entre clientèle, enseigne, droit au bail, licence, matériel et contrats en cours. Un bail commercial avec un loyer contenu et une terrasse autorisée n'a rien à voir avec un bail précaire, à chiffre d'affaires égal.

La comparaison avec les ventes voisines

Cette comparaison résiste bien à la discussion. On classe les affaires par arrondissement, type d'établissement, nombre de couverts et loyer, puis on regarde où tombe la vôtre. Une affaire affichée au-dessus de la fourchette doit pouvoir expliquer pourquoi, sinon la négociation l'y ramène.

L'emplacement parisien, quartier par quartier

Deux restaurants identiques, deux rues voisines, deux prix. L'adresse explique une part des écarts, le bail explique le reste.

Rues passantes et zones de bureaux

Grands Boulevards, rue de Rivoli, boulevard Haussmann, abords d'Opéra : flux dense, loyer élevé, terrasse disputée. Le déjeuner de bureaux autour de la Bourse ou de Wagram remplit la semaine et laisse parfois le samedi vide. Un repreneur regarde la répartition des tickets par jour et par service avant de signer.

Quartiers touristiques, marchés et gares

Marais, Montmartre, Saint-Germain, quartier du Louvre : saisonnalité forte, ticket moyen plus haut, carte en plusieurs langues. Les rues de marché, comme Montorgueil ou la rue Cler, vivent d'une clientèle de proximité et de jour. Dans les gares, l'emplacement dépend le plus souvent d'un contrat avec le gestionnaire du site. Dans une gare, on ne reprend pas un local libre, on reprend un contrat.

Rues de quartier

Rue de la Roquette, rue de Charonne, Batignolles, Butte-aux-Cailles, Jourdain : clientèle d'habitants, régularité, loyers plus supportables, voisinage concurrentiel. Ici, la valeur tient à la fidélité de la clientèle, rarement à la seule géographie.

Les contraintes parisiennes qui pèsent sur la négociation

Ces points se règlent avant la mise en vente. Mal préparés, ils deviennent des arguments de baisse. Chaque autorisation manquante se paie deux fois : dans le prix et dans le calendrier.

Terrasse : une autorisation, pas un droit acquis

Une terrasse sur trottoir suppose une autorisation d'occupation délivrée par la Ville de Paris à l'exploitant. Elle ne suit pas automatiquement le repreneur. Sans autorisation en cours de validité, la terrasse pèse peu dans la négociation, même quand elle fait le chiffre d'affaires de l'été.

Extraction et ventilation en copropriété

La hotte doit le plus souvent évacuer en toiture, et le conduit traverse presque toujours des parties communes dans un immeuble parisien : accord de la copropriété, parfois étude acoustique ou reprise du moteur. Un local sans extraction exploitable se vend moins cher, quelle que soit la cuisine.

Bail commercial, loyer et droit au bail

Le bail commercial ouvre en principe droit au renouvellement. Le loyer parisien pèse lourd : quand il absorbe une part trop grande du chiffre d'affaires, la marge du repreneur disparaît. Un bail qui s'achève bientôt n'est pas un actif, c'est une renégociation programmée.

Licence, salariés et normes du local

La licence de débit de boissons est attachée au fonds et se transmet sous conditions, avec des formalités et une formation obligatoire. Dans un quartier touristique, elle peut peser dans le prix. Les contrats de travail des salariés sont en principe transférés au repreneur. L'accessibilité du local et les règles de sécurité s'ajoutent aux travaux à prévoir.

Frais et fiscalité

Le prix négocié n'est pas la somme encaissée. Dans la majorité des cas, c'est un fonds de commerce qui est cédé, et cette cession supporte des droits d'enregistrement calculés par tranches, détaillés sur la fiche F37197, le plus souvent à la charge du repreneur. S'y ajoutent les honoraires, une annonce légale et des frais de greffe. La cession des parts de la société qui exploite le restaurant relève d'un autre régime.

Sur la plus-value, le régime dépend de la forme juridique et de la durée de détention. Un vendeur qui part à la retraite peut bénéficier d'une exonération partielle ou totale, sous conditions. Ce calcul se fait avant de fixer le prix, jamais après la signature.

Le calendrier d'une cession

Une cession ne se boucle pas en quelques semaines. Partir serein suppose d'accepter ce rythme. Chaque étape a son délai propre, et ces délais ne se compressent pas.

  • Dossier de cession : comptes, bail, autorisations, inventaire. C'est le poste qui traîne le plus quand rien n'a été préparé.
  • Information préalable des salariés, selon la taille de l'entreprise.
  • Éventuel droit de préemption de la commune sur certains fonds.
  • Signature de l'acte, puis enregistrement auprès du service des impôts.
  • Annonce légale, puis publication au BODACC. Le cadre est fixé par la fiche F31972.
  • Période d'opposition des créanciers, pendant laquelle le prix est en principe placé sous séquestre.

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Les documents à réunir

Un dossier complet accélère la vente et coupe court aux renégociations tardives.

  • Kbis, statuts, trois derniers bilans et liasses fiscales.
  • Bail, avenants, charges et procès-verbaux d'assemblée de copropriété.
  • Autorisation de terrasse, licence, contrats d'entretien de l'extraction.
  • Registre du personnel, contrats de travail, convention collective applicable.
  • Inventaire du matériel, factures récentes, contrats fournisseurs et abonnements.

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La moitié des restaurants vendues à Paris sont parties entre 118 000 € et 380 000 €. Les banques demandent en général un apport personnel, dont le niveau dépend de votre profil et de la rentabilité de l'affaire. Créez une alerte pour être prévenu des nouvelles offres.

Voir aussi les entreprises à reprendre à Paris, tous secteurs confondus.

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Méthode

Source : BODACC, annonces de ventes et cessions (open data DILA), entre octobre 2024 et octobre 2026. Nous retenons les avis initiaux de cession dont l'activité correspond au secteur et dont l'acte indique un prix compris entre 5 000 € et 10 M€. Les fourchettes sont les premier et troisième quartiles, arrondies au millier d'euros. Elles ne sont publiées qu'à partir de 5 ventes avec prix.

Questions fréquentes

Combien se vend un restaurant à Paris ?

À Paris, la moitié des 1148 ventes publiées sur 24 mois se situe entre 118 000 € et 380 000 €, pour un prix médian de l'ordre de 222 000 €. Ces montants portent sur des fonds de commerce, sans les murs.

Pourquoi un restaurant parisien se vend-il plus cher qu'ailleurs ?

Le flux piéton, la densité de bureaux et de touristes, et la rareté des locaux autorisés en restauration soutiennent la demande. En France, la moitié des ventes se situe entre 60 000 € et 250 000 €.

Le prix comprend-il le stock et le matériel ?

Pas toujours. L'acte précise ce qui est cédé : matériel, enseigne, clientèle, droit au bail. Le stock est souvent compté à part, au jour de la cession. Faites-le écrire noir sur blanc.

Peut-on vendre un restaurant sans licence IV ?

Oui. La licence ne concerne que la vente de boissons alcoolisées. Un restaurant peut fonctionner sans elle, et se vendre sans elle, à un prix qui reflète cette absence.

Combien de temps prend une cession à Paris ?

Le délai dépend du bail, du financement du repreneur et des accords de copropriété. Comptez plusieurs mois plutôt que quelques semaines : formalités, opposition des créanciers et publication au BODACC s'ajoutent à la négociation.

Sources